La ligne Bern – Neuchâtel, anniversaire, faits et projections

Au croisement des lignes Bern – Neuchâtel et Payerne – Lyss, la gare de Kerzers est connue à plusieurs titre, notamment son plan de voie particulier et son ancien poste d’aiguillage classé monument historique. Kerzers est un noeud ferroviaire de lignes secondaires, pas si secondaires que ça, du moins pour la transversale Bern – Neuchâtel.

Si j’en parle aujourd’hui dans la rubrique histoire ferroviaire, c’est parce que cette ligne inuagurée le 1er juillet 1907 a vu circuler son premier train à traction électrique sur la totalité de son parcours le 14 mai 1928, il y a aujourd’hui 81 ans.

Ce tronçon construit par la société du chemin de fer Bern – Neuchâtel (BN) était un maillon de la relation directe à construire entre la capitale fédérale et celle de la France voisine. Ce nouvel élément devait compléter les lignes déjà existantes en France et le tronçon du Franco – Suisse (FS) (Pontarlier -) Les Verrières – Travers – Auvernier (- Neuchâtel) inauguré en 1860.

Il y a d’ailleurs eu tout au long de l’histoire de la liaison ferroviaire de nombreux train prestigieux qui l’ont empruntée. Plusieurs TEE, notamment le Cisalpin ou le Lutetia ayant des voitures directes pour Berne, détachée à Frasne. Il y a ensuite eu les trains de liaison Bern – Frasne vers le TGV Lausanne – Paris par composition tractée ou par la “souris grise” le RABe EC ex RAe TEE II, puis le TGV Bern – Paris lui-même.

La ligne est aujourd’hui empruntée par le trafic international (TGV), les liaisons Régio-Express Bern – Neuchâtel, divers services du RER de Bern (S5, S51, S52) ainsi que les trains régionaux des TPF Fribourg – Neuchâtel entre Ins et Neuchâtel; sans oublier le trafic marchandise qui dessert notamment le centre de distribution Coop à Niederbottigen, l’entrepise fabriquant des traverses en béton à Müntschemier et le centre de distribution de la Migros à Marin.

Mais outre l’actualité TGV de la semaine passée et l’anniversaire de l’élecrification, il y a encore d’autres raisons de parler aujourd’hui de ce tronçon ferroviaire. En effet, cette infrastructure -faisant partie aujourd’hui de BLS Netz AG- de 43 km de long a été construite à l’époque à voie unique. En différentes étapes Bern – Holligen en 1961, Holligen – Bern Bümpliz Nord en 1985, Riedbach – Rosshäusern en 1996, Niederbottigen – Riedbach en 2000 et en 2008 Ins – Bois du Fanel et Bern Bümpliz Nord – Niederbottigen (y compris la nouvelle halte de Bern Brünnen), 16km sont aujourd’hui à double voie. Pour améliorer encore la capacité de la ligne, il est nécessaire de la doubler intégralement et de rendre le tracé apte à des vitesses plus élevées. le but étant de réduire le temps de parcours à moins de 30 minutes entre les chefs-lieux des cantons.

Le point critique du doublement est l’actuel tunnel de Rosshäusern long de 1.1km et le tracé sinueux entre Rosshäusern et le pont sur la Sarine à Gümmen. Il existe toutefois un projet de construction d’un nouveau tunnel à double voie avec un tracé plus droit permettant des vitesses plus élevées. Le BLS a publié hier la première Newsletter de ce projet téléchargeable ici: Projektinfo 1, Mai 2009

La ligne a de l’avenir, le BLS, la Confédération et les cantons concernés y croient. Espérons que cet avenir comprendra aussi les relations internationales entre Bern et Paris!

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  1. Pingback: Bretelle CFF – BLS à Kerzers « Histoire ferroviaire

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