Un peu d’histoire des trams dans la ville de la voiture

Pour la rubrique ferroviaire du jour, nous allons parler un peu de trams à Genève. Si la ville au bout du lac Léman est souvent perçue comme la capitale de la bagnole en Suisse, on sait souvent moins qu’elle fut la capitale du tram en Suisse au début du XXème siècle.

L’histoire du tramway commence à Genève en 1862 avec les premiers trams hippomobiles qui seront remplacés par des trams à vapeurs dès 1894. Comme dans d’autres villes de Suisse, au début du développement du réseau, plusieurs entreprises seront concurrentes. A Genève, il faut en citer trois, même si certaines ont déjà une généalogie compliquée au moment de leur création:

  • la compagnie générale des tramways suisses (TS) qui avait pour objectif d’exploiter les réseaux de tram de différentes villes de Suisse, mais ne sera finalement active qu’à Genève et Bienne
  • la société genevoise des chemins de fer à voie étroite (VE) qui exploitera un réseau tant urbain que rural avec des lignes dans l’ensemble du canton et jusque dans les départements français de l’Ain et de Haute-Savoie
  • la société du chemin de fer Genève – Veyrier (GV) avec un ligne de la cours de Rive à Veyrier puis ultérieurement à la gare du chemin de fer du Salève en France et à Collonges sous-Salève.

Les deux premières seront réunies sous une nouvelle entitée créée en 1899, la compagnie genevoise des tramways électriques (CGTE). Au moment de la fusion, elle reprendra les 20km à voie normale, exploités à la vapeur (sauf sur une ligne urbaine) des TS et les 76km du réseau électrifié à voie métrique du VE. Les lignes à voies normales seront partiellement transformées à voie métrique et toutes électrifiées.

A l’apogée du tram à Genève, le réseau de la CGTE mesurera plus de 125km (de 1903 à 1909), auquel il faut ajouter les 10km (dont 4.7 en France) du Genève-Veyrier et les 4.5km du chemin de fer Carouge – Croix-de-Rozon.

Le déclin commencera dès la fin des années 20, avec la suppression des lignes de campagne déficitaires, puis la suppression des lignes en France et enfin le remplacement progressif par des autobus ou trolleybus des autres lignes de tram, jusqu’à ce que le réseau ne soit réduit à une seule ligne, la 12, de Carouge à Moillesullaz en 1969.

La CGTE deviendra TPG en 1977 et la renaissance des trams à Genève commencera en 1995, avec  la liaison entre la ligne 12 et la gare de Cornavin.

On pourrait écrire encore beaucoup sur le sujet, mais je préfère garder encore un peu de matière pour divers articles d’histoire ferroviaire au jour le jour, comme je l’ai déjà fait ici. Si j’en parle aujourd’hui, c’est que le 29 février 1936, 200m de ce grands réseaux ont été supprimés: il s’agit de la section Veyrier – Veyrier-Gare-du-Salève en France. Pour avoir une idée de la situation des trams à Genève à l’époque, jetez donc un oeil à la carte de 1938.

Retrouvez d’autres informations et photos sur: http://www.snotpg.ch/site/

Source:

  • Wikipedia, divers articles
  • TPG
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One thought on “Un peu d’histoire des trams dans la ville de la voiture

  1. Pingback: 27 mars 1998: Liaison Cornavin – Bel-Air | Histoire ferroviaire suisse

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