1er mai 1905: mise en service Nyon – Crassier

Lorsqu’à la fin du XIXème siècle on imagina une liaison ferroviaire de Nyon à Divonne, c’est parce qu’il existait un projet de tunnel sous le col de la Faucille et que l’on imaginait ainsi des débouchés intéressants. Bien que le projet de tunnel ait été bien vite abandonné, la concession sera quand même accordée à la société du chemin de fer Nyon – Crassier.

Les travaux débuteront au printemps 1904 et une année après, le permier mai 1905, le premier train circulera entre Nyon et Crassier, bientôt prolongé sur sol français jusqu’à la gare PLM de Divonne-les-Bains.

L’exploitation a dès le départ été confiée aux CFF. Comme la ligne n’a jamais été électrifiée, on a pu y voir longtemps du trafic vapeur ou diesel, par exemple l’automotrice BFm 1/2 1691 ou l’une des Am 4/4 1001/1002 des CFF. Pendant et après la deuxième guerre mondiale, le trafic a fortement chuté. Finalement, la construction de l’autoroute au début des années 60 sonnera le glas pour la ligne Nyon – Crassier-La Rippe (- Divonne) (NC).

L’infrastructure ferroviaire entre Nyon et Eysins est restée en place et sert de raccordement industriel pour plusieurs entreprises. Dans les années 80, à l’occasion de l’exposition ferroviaire Rail-Expo, des trains à vapeur circulaient entre Nyon et Eysins. On faisait appel pour cela au Dampfbahn Bern:

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Lire aussi l’article correspondant sur le site eingestellte-Bahnen

 

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La fin d’une ligne internationale

La ligne de chemin de fer Nyon – Crassier – Divonne a été mise en service en 1905, comme prolongement de la ligne française Bellgarde – Divonne. La société du chemin de fer Nyon – Crassier (NC) a dès le départ afermé la ligne aux CFF pour son exploitation. La ligne n’a jamais été électrifiée et le manque de rentabilité à conduit la société à déposer le bilan en 1921. Le NC a alors été racheté par le canton de Vaud.

Malgré des tentatives de modernisation et le passage à la traction diesel dès 1944, la rentabilité attendue n’est jamais venue. Avec l’augmentation du trafic motorisé individuel et les investissements qu’il aurait été nécessaire de consentir, la décision fut prise au début des années 1960 de fermer la ligne. S’agissant d’une ligne internationale, cela ne pouvait se faire que dans le cadre d’un accord franco-suisse. Celui-ci fut facile à trouver, la France souhaitant fermer la ligne Bonfol – Pfetterhouse.

L’exploitation cessa le 29 septembre 1962. Les travaux de démantèlement du tronçon entre Eysins et Crassier furent rapidement entrepris, pour laisser la place à l’autouroute Lausanne – Genève en construction. En revanche, entre Nyon et Eysins, l’infrastructure est restée en place. Elle sert aujourd’hui de voie de raccordement pour différentes industries.

C’est sur cette partie de la voie qu’a été prise la photo de la Bm 4/4 ci-dessous, bien qu’en général ce soit une Am 843 qui s’occupe d’amener et reprendre les wagons de marchandises (et dans les années 1980-1990, un Tm IV).

Crassier – Divonne, 105 ans

6 mois après la mise en service de la première partie de la ligne entre Nyon et Crassier, c’est la jonction avec la gare PLM de Divonne qui sera ouverte à l’exploitation, le 3 novembre 1905.

Dès le début de l’exploitation, la ligne privée du Nyon-Crassier (NC) sera affermée aux CFF qui en assureront l’exploitation jusqu’à sa fermeture en 1962.

La voie est encore utilisée jusqu’à Eysins pour des raccordements industriels depuis la gare de Nyon. Au-delà, elle a été déferrée lors de la construction de l’autoroute. A Crassier, on peut encore voir l’ancien bâtiment de la douane qui jouxtait la gare.

La photo montre l’Ae 4/7 10950 de Swisstrain sur la voie du NC à l’occasion de Rail-Expo 2009.

Pour les amoureux de la ligne, Christian Béguelin propose le bâtiment de la douane de Crassier aux échelles N et H0, dans sa gamme de bâtiments en papier, de même que la gare de Borex-Arnex. Retrouvez ces bâtiments sur son site: http://www.beguelinc.ch/